Le volontaire Belgo - Canadien

 

 

 

Charles Boeyckens était né dans la maison du 73 de la Voortstraat à Oppuurs le 13 novembre 1887. Il était le troisième enfant et seul fils de Joseph Boeyckens (Oppuurs 26 mai 1849) et Maria Van Hoorebeeck (Bruxelles 1852).

Le père et la mère étaient mariés en avril 1882.

Sa sœur aînée, Maria, était née le 30 août, 1883 et sa sœur cadette, Pauline, le 12 février 1885.

 

 

 

 

 

 

Les enfants de la famille Boeyckens devenaient des orphelins déjà à très jeune age. Mère est morte le 27 avril 1891 et le père suivait maman dans la tombe le 14 mai 1893. Après la mort du père, les sœurs sont placées dans le pensionnat (dite orphelinat) de Willebroek.

 

 

 

 

 

 

Charles, qui avait 5 ans, a été recueilli par Jan Vermeiren (né le 12 mai 1836), marié à Joanna Verheyden (né le 27 février 1925), et il déménage vers la Meirstraat 57 à Oppuurs.

Jan Vermeiren était une personne importante dans le village. Il fût ancien secrétaire du comité administratif de l'Hospice d’Oppuurs, l’Assistance Publique de l’époque. La famille Verheyden - Vermeiren n’avait pas d'enfants, dont probablement l'inclusion de Charles dans la famille.

 

 

 

 

 

 

Ici non plus, Charles n’avait vraiment pas de chance. Le 14 février 1897 Joanna meurt et deux ans plus tard, le 27 décembre 1899, Jan mourait. Charles n’avait que 12 ans quand il a été orpheliné une deuxième fois.

 

Le 13 juillet 1900 les deux sœurs et leurs frère s’installent à Eikenvliet. Marie était alors prèsque 17 ans et était placé en charge de la supervision de son jeune frère et de sa sœur cadette.

 

 

 

 

 

 

Dix ans plus tard, au début de novembre 1910, Charles prit congé de ses deux sœurs et il entreprend une émigration au Canada. Il traverse l’Atlantique avec le paquebot Montezuma. Trois jours après son 23ième anniversaire le Montezuma arrive à Québec. Charles passe tous les procédures d'immigration, y compris la mise en quarantaine obligatoire, et s’ installe à Winnipeg. Il devient aide de ferme.

 

 

 

 

 

 

Le 7 novembre 1914, la Première Guerre Mondiale est en cours depuis trois mois, Charles Boeykens rejoint comme volontaire la Force Expéditionnaire du Canada Over-Seas à Winnipeg. Il devient chauffeur et est affecté à la 5ième Brigade d'artillerie de campagne de la Force Expéditionnaire.

 

D’une copie de son certificat de milice, nous apprenons que Charles n’était pas marié et que ses sœurs s’étaient installées à Anvers. De sa description physique dans ce certificat, nous apprenons également que le jeune homme était plutôt pâle, mesurait 1m70, avait les yeux bleus et les cheveux brun clair. L'examen médical se passait sans problèmes.

 

 

 

 

 

 

Après la formation de base, Charles traverse l’Atlantique avec son unité envers l’Europe. Il est fort possible que cela s’est passé avec le même navire avec lequel il avait émigré cinq ans au paravant. Le Montezuma était un navire de ligne du Canadien Pacifique et il avait été converti en transporteur de troupes en 1914.

 

Lors de leurs arrivé ils étaient cantonnés dans le camp militaire Otterpool près de Folkestone, la ville de port anglaise dans le sud du pays. Là, ils devraient encore recevoir une formation spécifique par des instructeurs qui avaient déjà reçu leur baptême du feu à un stade antérieur de la guerre. Le 13 octobre 1915 le camp fût attaqué et bombardé par un zeppelin allemand. Charles était parmi les 15 soldats Canadiens qui ne survivaient pas à l'attaque.

 

Ses restes sont enterrés au cimetière militaire de Folkestone. Il y a aussi les restes de 18 autres soldats belges (voir sur ce site: les Militaires Belges décédés à l’étranger et inhumés au Royaume-Uni).

 

 

 

 

 

 

Oppuurs peut se préparer pour commémorer le 15 octobre 2015, le centenaire de la mort de leur héro.

 

 

 

 

 

 

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Cet article est le fruit d'une collaboration avec des historiens locaux Jos Winckelmans et Gert Van Kerckhoven de Puurs. Oppuurs est aujourd'hui un quartier de Puurs.

 

La photo du medaillon - HE DIED FOR FREEDOM - nous parvenait aimablement

par Peter et Annie Bamford de la Folkestone Local History Society.

 

Merci aussi à Cara MacDonald du Musée canadien de l'immigration.

 

 

 

 

 

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